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COP17 BIODIVERSITÉ : ABOU BAMBA PORTE LES AMBITIONS DE LA CÔTE D’IVOIRE À EREVAN
Lundi 26 Octobre 2026
À l’occasion du segment de haut niveau de la 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) à la Convention sur la diversité biologique, tenu le lundi 26 octobre 2026 à Erevan, en Arménie, le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, a plaidé pour un renforcement des engagements internationaux en faveur de la conservation de la biodiversité, de la mobilisation de financements durables et d’une meilleure implication des communautés locales.
Aux côtés de ses pairs, le Ministre Abou Bamba a également souligné l’urgence d’accélérer les efforts mondiaux pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030, notamment la conservation d’au moins 30 % des espaces terrestres et aquatiques, ainsi que la restauration d’au moins 30 % des écosystèmes dégradés.
Dans cette dynamique mondiale, la Côte d’Ivoire ambitionne de porter son couvert forestier national de 9,2 % du territoire, selon les données de 2021, à au moins 20 % d’ici à 2030, grâce notamment à la préservation des forêts, à la restauration des écosystèmes et au développement de l’agroforesterie.
Le pays prévoit également de renforcer la protection de son littoral, de ses mangroves et de ses écosystèmes marins, notamment à travers la création d’aires marines protégées, au bénéfice des communautés de pêcheurs.
La lutte contre l’orpaillage illégal demeure une autre priorité, au regard de ses conséquences sur la dégradation des terres et la contamination des cours d’eau. À cet effet, la Côte d’Ivoire entend promouvoir une exploitation minière responsable et accélérer la réhabilitation des sites dégradés.
Le Ministre Abou Bamba a, par ailleurs, souligné l’importance de renforcer la coopération régionale, la recherche scientifique et les investissements durables en faveur des forêts guinéennes d’Afrique de l’Ouest, dont la préservation constitue un enjeu qui transcende les frontières nationales.
Sur le plan économique, la biodiversité joue un rôle essentiel dans les moyens de subsistance des populations. En 2016, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) estimait que la pollinisation animale contribuait directement à la production agricole à hauteur de 235 à 577 milliards de dollars américains par an, aux prix de 2015. Pour un pays producteur de cacao comme la Côte d’Ivoire, la protection des pollinisateurs représente ainsi un enjeu majeur pour la pérennité des activités agricoles et la préservation des revenus des populations.
En outre, les projections de la Banque mondiale indiquent que la dégradation de certains services écosystémiques pourrait entraîner une perte de 2 700 milliards de dollars pour le produit intérieur brut (PIB) mondial à l’horizon 2030, dont une baisse équivalant à 9,7 % du PIB de l’Afrique subsaharienne.
Face à ces risques, le Ministre en charge de l’Environnement a insisté sur la nécessité de concrétiser les engagements internationaux en matière de financement, notamment l’objectif de mobiliser 200 milliards de dollars par an d’ici à 2030, dont 30 milliards destinés aux pays en développement, à travers des mécanismes accessibles, prévisibles et durables.
Dans cette perspective, la Côte d’Ivoire prépare la mise en place d’un Fonds national pour la biodiversité dans le cadre du processus BIOFIN (Initiative pour le financement de la biodiversité). Ce mécanisme devrait contribuer à mobiliser diverses sources de financement, notamment les investissements privés, les paiements pour services écosystémiques, les financements carbone et les partenariats public-privé, afin de soutenir la conservation et la restauration de la biodiversité.
« Nous avons besoin d’indicateurs fiables, de résultats transparents, d’éducation et d’un meilleur accès aux technologies. Les femmes, les jeunes et les communautés locales doivent participer à l’élaboration des décisions, apporter leurs connaissances et bénéficier équitablement des retombées des actions de conservation », a indiqué Ministre Abou Bamba, appelant à traduire les ambitions affichées en actions concrètes, capables de préserver les forêts, de restaurer les cours d’eau et d’offrir aux populations des perspectives durables, au bénéfice des générations présentes et futures.
