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LUTTE CONTRE L’ORPAILLAGE ILLEGAL : LA CÔTE D’IVOIRE MISE SUR LA RESTAURATION DES SITES DEGRADES
Jeudi 22 Octobre 2026
Le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, monsieur Abou Bamba, a présidé, le jeudi 22 octobre 2026, à Abidjan, l’ouverture de l’atelier national de restitution consacré à l’orpaillage illégal, organisé avec l’appui du PNUD.
Cette rencontre vise à examiner les conséquences environnementales et sanitaires de cette activité clandestine, à valider un plan national de restauration des paysages dégradés et à mobiliser les acteurs concernés autour d’une exploitation minière plus respectueuse de l’environnement.
L’orpaillage illégal constitue une menace majeure pour les écosystèmes et les populations. Excavations abandonnées, sols dégradés, cours d’eau pollués et exposition aux substances toxiques… Les conséquences persistent bien après la fermeture des sites clandestins en compromettant les activités agricoles, fragilisant les moyens de subsistance des communautés riveraines et en accentuant les risques sanitaires.
Selon le Ministre Abou Bamba, plus de 8 500 opérations de démantèlement de sites d’orpaillage clandestins ont été menées entre 2021 et le premier semestre 2026. Sur la même période, 4 474 personnes ont été déférées devant les autorités judiciaires. Les pertes fiscales annuelles liées à cette activité sont estimées entre 100 et 150 milliards de francs CFA, tandis que la consommation de mercure atteindrait environ 13 tonnes par an.
Face à l’ampleur du phénomène, la réponse des autorités s’est renforcée à la suite des orientations du Conseil national de sécurité du 17 septembre 2026. Pour le gouvernement, la lutte contre l’orpaillage illégal ne saurait toutefois se limiter au démantèlement des sites et à la répression des activités clandestines. Elle doit également intégrer la réhabilitation des espaces dégradés et la prévention des risques auxquels les populations restent exposées.
« Cette riposte doit désormais associer plus étroitement le démantèlement des sites et leur restauration. Sécuriser les excavations, traiter les pollutions et rendre les terres à des usages compatibles avec la santé des populations sont des impératifs indissociables », a souligné le ministre.
Dans cette dynamique, un projet de Programme national de restauration des paysages dégradés par l’orpaillage illégal est en cours d’élaboration. Ce dispositif ambitionne de structurer les interventions sur les sites affectés, depuis leur identification jusqu’à leur remise en état.
Le Ministre a indiqué que le programme permettra notamment de cartographier les sites concernés, d’évaluer les niveaux de pollution et de traiter en priorité les zones présentant les risques les plus élevés. Il prévoit également la restauration des sols, des ressources en eau et du couvert végétal, ainsi que l’implication des collectivités territoriales et des communautés locales dans la protection des espaces réhabilités.
Au-delà des interventions environnementales, l’initiative entend favoriser le développement d’activités économiques durables afin de réduire la vulnérabilité des populations et de limiter la réoccupation des sites restaurés par les exploitants clandestins.
