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SURVEILLANCE SANITAIRE DE LA FAUNE SAUVAGE : LES MINISTÈRES DE L’ENVIRONNEMENT ET DES RESSOURCES ANIMALES RENFORCENT LEUR COOPÉRATION
Mardi 15 Septembre 2026
Le Ministre de l’Environnement et de la Transition Écologique, M. Abou Bamba, et le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques, M. Sidi Tiémoko Touré, ont procédé le mardi 15 septembre 2026, au Parc national du Banco, à Abidjan, à la signature d’un Mémorandum d’accord relatif à la surveillance de la santé de la faune sauvage dans les parcs nationaux et réserves naturelles de Côte d’Ivoire.
Cet accord vise à renforcer la surveillance sanitaire de la faune sauvage afin de favoriser une détection plus précoce des maladies susceptibles d’affecter les animaux sauvages et, potentiellement, les populations humaines.
Les milieux naturels, en raison de leur importante diversité biologique, abritent de nombreuses espèces animales ainsi qu’une grande variété de micro-organismes. Certains agents pathogènes peuvent constituer une menace sanitaire lorsque les interactions entre la faune sauvage, les animaux domestiques et les populations humaines deviennent plus fréquentes.
Selon l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), près de trois maladies infectieuses émergentes sur quatre chez l’être humain sont d’origine animale. Les expériences récentes montrent également que 60 % des maladies infectieuses émergentes trouvent leur origine dans le monde animal, dont 75 % proviennent de la faune sauvage.
Ces données illustrent l’importance de l’approche « Une seule santé », qui reconnaît l’interdépendance entre la santé humaine, la santé animale et celle des écosystèmes, d'autant plus que la Côte d’Ivoire n’est pas épargnée par ces risques.
« Ce Mémorandum d’accord établit un cadre clair et durable pour l’action commune des deux départements ministériels. Il permettra notamment de mieux coordonner les interventions sur le terrain, de renforcer la surveillance épidémiologique, d’améliorer la collecte et le partage des données, de faciliter les alertes précoces et d’organiser des réponses rapides face aux menaces sanitaires », a indiqué le Ministre Abou Bamba.
Selon le Ministre en charge de l’Environnement, cette coopération repose sur quatre enjeux majeurs : un enjeu écologique et patrimonial, avec la préservation d’une faune en bonne santé et la protection de la biodiversité ; un enjeu sanitaire, à travers le renforcement de la détection précoce des maladies et la prévention de leur propagation aux animaux domestiques et aux populations ; un enjeu économique et social, visant à préserver le tourisme, les emplois, les ressources naturelles et les revenus des communautés ; et enfin, un enjeu stratégique, marqué par le renforcement de l’approche « Une seule santé », des capacités nationales et des engagements internationaux de la Côte d’Ivoire.
Pour le Ministre Sidi Tiémoko Touré, ce Mémorandum constitue le socle d’une collaboration structurée et durable entre les institutions en charge de la protection de la biodiversité et celles chargées de la santé animale.
« À travers cet accord, nous faisons le choix de l’anticipation plutôt que de la réaction, de la prévention plutôt que de la gestion des crises, et de la coopération plutôt que de l’action isolée », a-t-il ajouté.
La mise en œuvre de ce Mémorandum reposera sur la mobilisation des structures techniques et opérationnelles des deux départements ministériels, notamment l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR) et la Direction des Services Vétérinaires et du Bien-être Animal (DSV-BA).
L’OIPR, en charge de la gestion des parcs nationaux et réserves naturelles, jouera un rôle essentiel dans le suivi de la faune sauvage, la surveillance des événements sanitaires et la remontée des informations depuis les aires protégées. De son côté, la DSV-BA apportera son expertise vétérinaire et contribuera à la surveillance épidémiologique, à l’identification des risques sanitaires, à l’analyse des alertes et à l’organisation des interventions nécessaires.
