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COP17 DE LA CNULCD : LA CÔTE D’IVOIRE PRÉPARE UNE OFFENSIVE AFRICAINE CONTRE L’ORPAILLAGE ILLÉGAL

Lundi 24 Août 2026


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À l’occasion de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de la CNULCD), qui se tient du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, la Côte d’Ivoire entend faire de la lutte contre l’exploitation minière illégale et la dégradation des terres une priorité de pour l’Afrique.


« En venant en Mongolie, ce qui nous intéresse, c’est la préservation des terres, parce que nous sommes confrontés à un sérieux problème de dégradation des terres du fait de l’orpaillage illégal. C’est un sujet crucial qui alimente l’actualité en Côte d’Ivoire. Il le demeurera jusqu’à ce que les mutations environnementales se fassent, jusqu’à ce que les Ivoiriens constatent que les sols sont restaurés, que l’eau a changé de couleur », a indiqué le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, M. Abou Bamba, qui conduit la délégation ivoirienne à ce grand rendez-vous international.

Entre 2000 et 2010, environ 3 547 093 hectares, soit près de 11 % du territoire national, ont été touchés par la dégradation des terres. Sur cette même période, quelque 1 607 454 hectares ont enregistré une baisse de leur productivité nette.

Cette dégradation se traduit notamment par la perte de fertilité des sols, l’érosion, la disparition du couvert végétal, la perturbation des systèmes hydrologiques et la perte de biodiversité. Ses conséquences affectent directement les populations, en particulier à travers la baisse de la productivité agricole, les risques pour la sécurité alimentaire, la dégradation des ressources en eau et la diminution des revenus des communautés rurales.

Parmi les principales menaces figure désormais l’orpaillage illégal. La cartographie nationale réalisée en 2022 a recensé 241 sites d’exploitation minière illégale, mobilisant plus de 23 000 personnes.

Entre 2010 et 2020, plus de 20 000 hectares de forêts ont également été détruits du fait de cette activité.

« Pour le Gouvernement, le phénomène ne peut plus être considéré comme un problème marginal ou limité à certaines zones. La réponse doit donc être globale. Prévention, application de la réglementation, contrôle environnemental, restauration des terres, développement d’alternatives économiques et implication des communautés », a souligné le Ministre Abou Bamba. 

La Côte d’Ivoire n’est pas le seul pays africain confronté aux conséquences de l’exploitation minière illégale. Le phénomène touche également plusieurs pays de la sous-région et au-delà.

La circulation des personnes, des activités minières et de leurs impacts environnementaux au-delà des frontières nationales démontre la nécessité d’une réponse concertée à l’échelle régionale et continentale.

C’est dans cette perspective que la Côte d’Ivoire souhaite faire émerger, à la COP17, une Coalition africaine contre l’exploitation minière illégale et la dégradation des terres.

Cette plateforme se veut volontaire, inclusive et ouverte. Elle devrait permettre aux pays concernés de partager leurs expériences dans la lutte contre ce phénomène, de développer des programmes conjoints, d’accélérer la restauration des terres dégradées et de mobiliser des ressources techniques et financières.

« La Côte d’Ivoire n’est pas le seul pays à être impacté par les conséquences de la course à l’or et ne peut pas, à elle seule, mener la lutte. Nous voulons donner une dimension communautaire à notre combat avec cette coalition que nous voulons lancer. Il faut donc encourager les partenariats en vue de mobiliser les fonds qui vont servir à restaurer les écosystèmes et à dépolluer les eaux contaminées », a précisé le Ministre Abou Bamba.

Au-delà des engagements internationaux, la Côte d’Ivoire poursuivra ses efforts sur le terrain à travers le renforcement du contrôle environnemental, la cartographie des zones dégradées, la restauration des sols, la revégétalisation, la lutte contre l’érosion, la promotion de pratiques minières responsables et le développement d’alternatives économiques durables.

L’État dispose aujourd’hui d’un arsenal juridique, institutionnel et opérationnel renforcé et des dispositifs tels que la Brigade de Répression des Infractions au Code Minier (BRICM) et le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI). Le dernier bilan du Conseil National de Sécurité fait d'ailleurs état de 8 500 sites détruits, 4 474 individus déférés, 960 millions de FCFA saisis et environ 136 kg d’or saisis.

En marge des travaux de la COP17, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, prendra part ce lundi à l’ouverture du segment de haut niveau de la COP17, en présence du président de l7a Mongolie, Khurelsukh Ukhnaa.

Agenda

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Du samedi 01 août 2026 au lundi 31 août 2026

▶ Inscriptions et réinscriptions en ligne pour l'année scolaire 2026-2027 – Toute l’étendue du territoire (Côte d'Ivoire)

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Du mercredi 19 août 2026 au mardi 01 septembre 2026

▶ Formation gratuite sur la sécurité routière à l'intention des coursiers et livreurs à moto d'Abidjan – (Cocody-Abidjan)

Du mardi 25 août 2026 au dimanche 30 août 2026

▶ Campagne de sensibilisation à la sécurité routière dans le cadre de la célébration du Maouloud - Toute l'étendue du territoire (Côte d’Ivoire)

Du mardi 25 août 2026 au mercredi 30 septembre 2026

▶ Réinscription des anciens étudiants au titre de l’année universitaire 2026-27 - Toute l’étendue du territoire (Côte d’Ivoire)

jeudi 27 août 2026 -

▶ Journée mondiale des lacs - (Agenda international)

Du jeudi 27 août 2026 au samedi 29 août 2026

▶ (Avec CDT) - 7ième édition des Journées du pagne traditionnel ivoirien (JPTI) – CDT - (Marcory - Abidjan)

dimanche 30 août 2026 -

▶ Journée internationale des victimes de disparition forcée - (Agenda international)