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ABENGOUROU / REFORESTATION : LE MINISTRE ABOU BAMBA LANCE UN PROJET DE 250 000 ARBRES POUR SOUTENIR LES COMMUNAUTÉS.
Jeudi 30 Juillet 2026
Le Ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, M. Abou Bamba, a procédé au lancement officiel du Projet de reforestation communautaire et d'amélioration des moyens de subsistance, le jeudi 30 juillet 2026 à Zinzénou, au nord d’Abengourou.
Mis en œuvre par Olam Agri, en partenariat avec AGROMAP NBS et la Plateforme mondiale pour le caoutchouc naturel durable (GPSNR), ce projet vise à restaurer les paysages forestiers dégradés tout en améliorant durablement les conditions de vie des communautés rurales.
L'initiative sera déployée dans cinq régions du pays : l'Indénié-Djuablin, le Moronou, le Cavally, le Haut-Sassandra et le Guémon. Elle prévoit la restauration de 250 hectares de terres dégradées grâce à la plantation de 250 000 arbres forestiers et fruitiers.
Plus de 4 000 personnes bénéficieront directement du projet, dont près de la moitié sont des femmes. Les bénéficiaires auront accès à des activités génératrices de revenus, à des formations sur le changement climatique et les pratiques de gestion durable des forêts.
Pour le Ministre Abou Bamba, cette initiative s'inscrit pleinement dans l'ambition du Gouvernement ivoirien de restaurer progressivement le couvert forestier national afin d’atteindre 20% du territoire, grâce à une mobilisation conjointe de l'État, des collectivités territoriales, du secteur privé et des communautés locales.
Cette action intervient dans un contexte mondial particulièrement préoccupant. Selon le sixième Rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), près de 10 millions d'hectares de forêts disparaissent chaque année, aggravant les effets du changement climatique et menaçant directement les populations, les économies et les écosystèmes.
La Côte d'Ivoire figure parmi les pays les plus touchés par cette dégradation. Le pays est passé d'environ 16 millions d'hectares de forêts dans les années 1960 à près de 3 millions d'hectares aujourd'hui, soit moins de 10% de son territoire. Cette régression fragilise la biodiversité, réduit les ressources en eau, accélère l'érosion des sols et compromet les revenus des producteurs agricoles.
Les conséquences économiques sont également préoccupantes. Selon le Rapport national sur le climat et le développement de la Banque mondiale (2023), les effets du changement climatique pourraient entraîner une baisse pouvant atteindre 13% du PIB réel de la Côte d'Ivoire d'ici 2050 et faire basculer près de 1,63 million de personnes dans la pauvreté si des mesures ambitieuses ne sont pas mises en œuvre.
Ce projet permettra, à cet effet , de restaurer durablement les écosystèmes, d'améliorer les revenus des producteurs, de diversifier les sources de revenus des ménages, de renforcer la sécurité alimentaire, de préserver les ressources en eau et de rendre les paysages agricoles plus résilients face aux effets du changement climatique.
