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2EME EDITION DU SISE 2026 : LE MINISTRE ABOU BAMBA APPELLE LES COLLECTIVITES A PASSER A L’ACTION
Vendredi 10 Juillet 2026
Le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, monsieur Abou Bamba, a procédé, le vendredi 10 juillet 2026, à l’auditorium de la Primature au Plateau, au lancement de la deuxième édition du Salon international de la Salubrité et de l’Environnement (SISE) 2026, autour du thème : « L’apport des collectivités territoriales dans la lutte contre les changements climatiques ».
Prévu du 29 au 31 juillet 2026 à Abidjan et placée sous le haut patronage du Premier Ministre, monsieur Robert Beugré Mambé, le SISE 2026 vise à renforcer les capacités des collectivités territoriales en matière de gestion environnementale décentralisée, en cohérence avec les engagements nationaux et internationaux de la Côte d’Ivoire. Plus de 1 000 exposants, 2 000 professionnels et des représentants de 30 pays sont attendus à ce rendez-vous qui se veut une plateforme d’échanges, d’innovation et de coopération entre pouvoirs publics, collectivités locales, secteur privé, chercheurs, investisseurs et société civile.
Prenant la parole, le Ministre Abou Bamba a rappelé l’ampleur des défis liés aux changements climatiques. Selon lui, les changements climatiques pourraient entraîner une perte de près de 13 % du produit intérieur brut (PIB) de la Côte d’Ivoire, soit environ 7 000 milliards de FCFA, avec un impact direct sur les populations rurales et leur cadre de vie.
Face à cette menace, le Ministre a souligné le rôle stratégique des collectivités territoriales, appelées à mettre en œuvre des actions concrètes d’atténuation et d’adaptation à travers la planification locale, des investissements dans des infrastructures résilientes et des politiques d’acquisition de biens respectueuses de l’environnement.
Pour accompagner cette transition, il a indiqué que son département ministériel a défini trois axes prioritaires. Le premier porte sur la planification climatique et le renforcement des capacités des élus et administrations locales, notamment à travers l’élaboration de Plans Climat territoriaux et l’application rigoureuse du Code de l’environnement. L’objectif est de permettre à chaque collectivité d’anticiper les risques climatiques et d’intégrer les principes du développement durable dans ses politiques publiques.
Le deuxième axe concerne la mobilisation de la finance climatique afin de faciliter l’accès des collectivités aux mécanismes internationaux de financement. Ces ressources devront soutenir des projets structurants dans les domaines de l’assainissement, des énergies renouvelables, de la restauration des écosystèmes, de la gestion durable des déchets, de la mobilité bas carbone, de l’agriculture intelligente face au climat et des infrastructures résilientes. « À cet effet, dans le cadre du projet PRE, 3 milliards de FCFA ont été reversés aux communautés riveraines du parc national de Taï en contrepartie de leurs efforts de préservation du potentiel de séquestration du carbone. », a-t-il annoncé.
Quant au troisième axe, il vise la promotion d’une économie circulaire créatrice de richesses et d’emplois, fondée sur la collecte, la transformation et la valorisation des déchets plastiques, afin de réduire la pollution des espaces publics, des cours d’eau et des plages.
Il a clos ses propos en invitant chaque acteur à faire preuve d’innovation et de leadership dans la conduite de la transition écologique.
