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QNEC 2026 À SASSANDRA : LE MINISTRE ABOU BAMBA RÉAFFIRME L’OBJECTIF DE RESTAURER 30 000 HECTARES DE MANGROVES EN CÔTE D’IVOIRE
Mercredi 10 Juin 2026
Dans le cadre de la Quinzaine Nationale de l’Environnement et du Climat (QNEC2026), le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Monsieur Abou Bamba, a effectué, le mercredi 10 juin 2026, une visite des mangroves restaurées de Dabéda, Niani, Coco Plage, Niéga et de la pépinière-école de mangroves de Sassandra, dans la région du Gbôklè.
Cette mission s’inscrit dans le cadre du projet « Approches de durabilité et de mise à l’échelle pour la transformation de la gestion, la restauration et la conservation des paysages forestiers et de la biodiversité en Côte d’Ivoire » ( SSATMARC-FOLAB).
L’initiative vise à accélérer la réhabilitation des mangroves du Gbôklè, fortement dégradées par les activités humaines, les effets du changement climatique et à renforcer la résilience des communautés locales à travers le financement des activités génératrices de revenus.
Après la mission terrain, s'est tenue une cérémonie de remise de kits de fabrication d’attiéké aux communautés riveraines notamment de Niani, Dabéda, Coco plage et Niéga, à la place Gon Coulibaly de Sassandra. Elle a enregistré la présence du Député-maire de la commune de Sassandra, du Président du conseil régional, du corps préfectoral, des chefs traditionnels, des représentants des partenaires techniques et financiers et de plusieurs ONG.
A cette occasion, le Ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à promouvoir la restauration des mangroves et à renforcer la participation des communautés locales à la préservation de la biodiversité.
Il a annoncé que l’objectif national est de restaurer, à brève échéance, 30 000 hectares de mangroves sur l’ensemble du littoral ivoirien.
Soulignant l’importance stratégique de cet écosystème, monsieur Abou Bamba a rappelé que la mangrove de Sassandra constitue un patrimoine naturel d’une valeur inestimable. Au-delà de son rôle dans la fourniture de ressources halieutiques, elle contribue à la protection du littoral contre l’érosion, à la conservation de la biodiversité, au stockage du carbone ainsi qu’à la régulation du climat local.
« Les données empiriques sont sans équivoque : une mangrove en bon état procure de nombreux bénéfices environnementaux, économiques et sociaux aux communautés locales et à la nation tout entière », a-t-il souligné.
Les populations bénéficiaires ont reçu un important appui destiné à la transformation du manioc et à la production d’attiéké. D’une valeur estimée à près de 24 millions de francs CFA, ce don comprend notamment des tricycles, des broyeuses, des presses à manioc, un hangar, des bassines, des fûts, etc.
Soutenu par le Fonds pour l’Environnement Mondial, le projet FOLAB ambitionne de lutter contre la déforestation et de restaurer les écosystèmes forestiers et les mangroves.
