Actualité
ENVIRONNEMENT : LE MINISTRE ABOU BAMBA RÉAFFIRME LA FERMETÉ DU GOUVERNEMENT APRÈS L’INCIDENT DE SUCAFCI
Vendredi 22 Mai 2026
Le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, monsieur Abou BAMBA, a échangé, le vendredi 22 mai 2026, avec une délégation de la société sucrière SUCAFCI conduite par son Président du Conseil d’Administration, monsieur Joseph KOUAME-KRA, à son cabinet au Plateau, dans le cadre de la gestion de l’incident écologique enregistré récemment dans le fleuve Bandama, à Ferkessédougou.
Cette rencontre intervient après le déversement accidentel de mélasse (matière organique issue de la production de sucre) dans le fleuve, à la suite de la rupture d’un tank survenue le 19 mars 2026 au sein de l’usine sucrière. Selon les explications fournies, le produit avait d’abord été transféré dans une digue de rétention. Mais les fortes pluies tombées dans la nuit du 21 au 22 avril ont provoqué la rupture partielle de cette installation, entraînant l’écoulement d’une partie de mélasse diluée sur près de huit kilomètres jusqu’au fleuve Bandama.
Des dommages environnementaux, notamment la pollution des eaux ainsi que la mortalité de poissons dans la zone touchée ont ainsi été observées.
Dès les premières alertes, le Ministre a mobilisé les équipes du Centre Ivoirien Antipollution (CIAPOL) pour circonscrire l’incident, engager les opérations de dépollution et évaluer l’ampleur des dégâts. Une cellule de crise réunissant ministères sectoriels et autorités locales a également été mise en place afin d’assurer une gestion coordonnée de la situation.
Même si la situation est actuellement sous contrôle grâce au dispositif de veille mis en place par le CIAPOL et l’application des mesures définies par le ministère, la saison des pluies demeure un facteur de risques susceptible de conduire à l’application des articles 219 et 246 du Code de l’environnement relatifs aux sanctions administratives et pénales encouru par les contrevenants.
Au cours des échanges, le ministre Abou Bamba a rappelé que ces sanctions visent avant tout à garantir la protection des écosystèmes et le respect des normes environnementales en vigueur.
« La préservation de l’environnement est une responsabilité collective. Les entreprises ont un rôle majeur à jouer dans cette dynamique », a-t-il déclaré.
Le ministre a néanmoins tenu à rassurer les acteurs quant à la volonté du gouvernement d’adopter une approche fondée sur l’accompagnement et la prévention. A cet effet, il a demandé la mise en place d’un comité de suivi de l’évolution de la situation avec la désignation de points focaux tant à SUCAF CI qu’au sein de son département ministériel.
« Notre objectif n’est pas de freiner les activités économiques ni de pénaliser les entreprises. Notre ambition est d’aider les industriels à mieux intégrer les exigences du Code de l’environnement, dans leurs opérations afin d’éviter de tels incidents », a affirmé Abou Bamba.
Il a, en outre, insisté sur la disponibilité de son département ministériel à renforcer le dialogue avec les opérateurs économiques à travers des visites de terrain, des actions de sensibilisation, d’assistance technique et de suivi des dispositifs environnementaux.
« Le développement industriel doit aller de pair avec la protection de nos ressources naturelles et de nos écosystèmes. Le ministère demeure ouvert au dialogue et à l’accompagnement des entreprises qui s’engagent dans cette dynamique de conformité environnementale », a-t-il ajouté.
De son côté, la délégation de SUCAF CI a réaffirmé son engagement à collaborer avec les autorités administratives et techniques pour la mise en œuvre des mesures correctives et le renforcement de ses mécanismes de prévention des risques environnementaux.
Une mission de vérification est prévue dans les prochains jours sur le site de la SUCAF CI afin de constater l’évolution de la situation.
